Wakkanai

Loin au Nord, tout au bout d’Hokkaido, se trouve la ville de Wakkanai et le cap Soya, le point le plus septentrional du Japon. Elle se situe au bout d’une longue route, à cinq heures de train de Sapporo, la capitale d’Hokkaido. Dans ce territoire à la nature brassée par un climat plus froid et sec, le paysage nordique contraste avec le reste du Japon. Il est aussi le territoire d’une faune nombreuse. Cerfs sika, renards, rapaces et ours complètent un tableau déjà sauvage et atypique.

De retour à Hokkaido en août 2017 pour voir notamment les collines de Biei, le parc national de Shiretoko ou encore le zoo d’Arashiyama, tous trois classés dans les 100 paysages de l’ère Heisei, nous ne pouvons que repenser à notre première découverte de l’île de Nord, en 2016. Avec le JR Pass, nous étions alors allé directement tout au nord du pays, pour découvrir Wakkanai et ses environs. Un paysage atypique qui ne fait pas partie de notre liste, mais mérite totalement un article !

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Il est de ces envies, inexplicables mais néanmoins satisfaisantes lorsque réalisées. Rallier une extrémité, découvrir ce qu’il y a au bout d’un chemin et voir au delà de la terre en est une. Aller au point le plus au Nord du Japon était à notre portée durant notre visite d’Hokkaido en mai 2016. Sans plus de raison nous avions pris le train avec pour destination un terminus du nom de Wakkanai.

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Le trajet en train de Sapporo à Wakkanai est long et monotone. Le paysage à l’arrivée, assez terne et écrasé par le vent. Le vert émeraude a fait place au vert pâle, parfois tendre. Pour en voir plus et aller au delà de la gare, il faut prendre un vélo (ou bien en voiture) et rouler sur cette terre côtière jusqu’au cap Noshappu (aussi accessible à 10 min de bus du centre de Wakkanai) et traverser les villages de pêcheurs sur le chemin pour découvrir une ambiance nordique inédite au Japon.

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Si la flore est ici comme muselée par les longs hivers neigeux et glacés et une belle saison fraîche et ventée, la faune, elle, a conservé ses quartiers dans un territoire encore incroyablement sauvage. Même à proximité des habitations. A la fois dans les villages de pêcheurs de cette côte nordique où les combinis sont inexistants, et même dans les jardins d’habitation du centre de Wakkanai, des groupes de cerfs se promènent tranquillement, à peine effarouchés.

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Une étape indispensable pour rallier le point le plus Nord du Japon est de se rendre jusqu’au cap Soya (à 37 km du centre de Wakkanai), à l’autre extrémité de la baie du même nom. Sur une esplanade en dalles grises et blanches, un monument triangulaire commémore l’arrivée à l’extrême-nord du pays. Et une statue de bronze rend hommage à l’explorateur japonais Mamiya Rinzo.

Là où le regard se perd, à 42 km au Nord, de l’autre côté du détroit de La Pérouse (ou détroit de Soya), se trouve le voisin russe et l’île de Sakhaline.

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Le très reconnaissable cap Soya.

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Et le cap Noshappu, un peu plus près, d’où l’on peut apercevoir l’île de Rishiri.
Comment s’y rendre ?

Wakkanai est accessible rapidement depuis Tokyo en avion (1h50) depuis Haneda.

En train, en revanche, Tokyo est à quinze heures de train de Wakkanai. Le trajet ne pouvant être difficilement réalisé en une journée, la coupure classique est de réaliser un premier trajet de 8h30 environ entre Tokyo et Sapporo (Tohoku shinkansen puis Hokuto). Puis les cinq heures (JR Soya-Sarobetsu ou Lilac-Kamui) restantes le jour suivant, jusqu’à Wakkanai.

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