Le pari des 100 lieux

Projet Nippon100

Nippon100 est avant tout un pari, celui de découvrir les 100 paysages de l’ère Heisei, entre février 2017 et février 2018. C’est-à-dire 100 lieux emblématiques du Japon, répartis dans tous le pays et majoritairement méconnus. Vous pouvez les retrouver et voir où nous en sommes par ici.

Pourquoi ce projet ? Car en plusieurs mois de voyages les années passées, nous avons découvert au Japon un patrimoine naturel et culturel majoritairement ignoré des visiteurs non asiatiques, ainsi que cette notion toute japonaise des classements de lieux. Nous avons alors eu envie de partager nos découvertes dans l’archipel en suivant le fil d’un classement, et de donner les moyens aux personnes intéressées de pouvoir s’y rendre à leur tour.

Nous avons choisi d’explorer les 100 paysages de l’ère Heisei (d’où le nom « Nippon100 »), un classement national de 100 sites répartis dans les 47 préfectures et pensé en 2009 pour refléter le Japon contemporain. Parmi ces lieux, près des trois quarts sont méconnus hors du pays. Mais Nippon100 ne s’arrête pas uniquement à ces 100 sites : la catégorie Hors-circuit est faite pour accueillir nos autres découvertes sur l’archipel.

Aux origines…

Dans le détail, Nippon100 est le résultat de plusieurs constats, à l’occasion de deux longs séjours sur l’Archipel et d’une veille attentive de l’actualité japonaise sur les internets anglophones et francophones. Les voici :

– Au vu du nombre de publications, le Japon fascine et laisse rarement indifférent. Mais une foule d’idées reçues s’y rattachent toujours en brouillant son image. Le pays est bien celui des sushis, des tremblements de terre et des robots; mais c’est aussi celui d’une nature forte et omniprésente dès les portes des villes, d’une gastronomie et d’un art de vivre uniques et mal-connus, et de paysages insoupçonnés.

– Pourtant, de plus en plus de sites et blogs dédiés racontent le pays dans ses différents aspects. Certains produisent bien du contenu inédit et nouveau, mais une bonne partie décrit des expériences similaires dans les mêmes endroits. De la même manière, la littérature touristique dédiée à l’archipel se concentrent sur les mêmes lieux, dont certains arrivent à saturation.

– Dans le même temps, une bonne partie du territoire japonais reste ignorée des visiteurs non asiatiques. De nombreux lieux sont ainsi très célèbres chez les Japonais et certains de leurs proches voisins mais insoupçonnés des voyageurs américains et européens. Alors même que les institutions officielles essaient de mieux répartir les flux touristiques en vue de Tokyo 2020.

À ces constatations s’est ajoutée la curiosité intellectuelle au sujet de la notion japonaise de classements de paysages, depuis les sankei (« trois vues ») du lettré Hayashi Razan aux Hyakkei (« cents vues ») des dernières décennies. Des tops variés, avant qu’Internet ne popularise le genre, souvent mentionnés dans les brochures touristiques des offices du tourisme régionaux mais quasi-jamais contextualisés.

Projet Nippon100
« Le XXIe siècle sera japonais ou ne sera pas »,

Cabu, « Cabu au Japon » (1993, éditions du Seuil)

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