Tojinbo

Les impressionnantes falaises de Tojinbo sont l’un des deux sites de la préfecture de Fukui issus de la liste des 100 lieux. Loin des sentiers battus touristiques, ce sont des falaises basaltiques formées il y a 13 millions d’années et érodées sans discontinuer par les vagues de la mer du Japon. Un paysage naturel rare – seul deux autres existent avec une configuration similaire dans le monde – et particulièrement appréciable au coucher du soleil…

La liste des 100 paysages de l’ère Heisei alterne entre des sites bien différents, depuis les temples anciens et les champs de fleurs, en passant par Tokyo ou des formations naturelles anciennes célébrées par la littérature japonaise.

Tojinbo, sur la mer du Japon et tout au nord de la préfecture de Fukui à l’épicentre du pays (et presque à la frontière avec la préfecture d’Ishikawa) appartient à cette dernière catégorie. Sur un kilomètre de côtes, ce sont des centaines de bâtonnets basaltiques géants et étonnamment géométriques – à six côtés réguliers – qui s’élèvent vers le ciel. Et depuis 13 millions d’années, ils subissent l’érosion des vagues de la mer du Japon.

Tojinbo

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Le paysage unique peut être austère, et est définitivement propice aux légendes. Selon les versions, le nom « Tojinbo » serait celui d’un prêtre ou d’un moine bouddhiste, à la vie dissolue ou bien amoureux d’une princesse locale, et finalement poussé du haut des falaises par, au choix, ses ouailles mécontentes, un rival amoureux ou des moines vengeurs.

Le meurtre aurait résulté en de longues années de tempêtes régulières et violentes, provoquées par l’âme en colère du personnage. Puis tout se serait calmé avec l’intervention d’un autre moine, itinérant et mendiant, qui aurait pris son prédécesseur en pitié et lui aurait finalement érigé un petit autel.

Tojinbo Tojinbo

Tojinbo

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L’isolement des falaises escarpées et en accès libre, de concert avec sa légende et l’atmosphère mélancolique du lieu, ont en fait un site au fort taux de suicide (une trentaine chaque année). Mais la situation s’est améliorée légèrement au tournant du millénaire, avec la mise en place de patrouilles menée par un policier à la retraite, Yukio Shige.

La situation a encore évolué en 2017, comme un épilogue joyeux et inattendu de Pokemon GO, l’application de Niantix. Les falaises de Tojinbo étant devenues un « hot spot » où plusieurs Pokemon rares sont régulièrement attrapés, l’atmosphère grave et isolée a d’une certaine manière été rompue par les nombreux joueurs présents chaque jour et aucun suicide n’a été déploré au premier trimestre de l’année.

Les falaises de Tojinbo sont aussi un bon point d’observation du soleil couchant.

Tojinbo

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Comment s’y rendre ?

La ville de Fukui est une première étape nécessaire à la découverte des falaises de Tojinbo (sauf à louer une voiture, ce qui reste l’une des options les plus simples). La capitale préfectorale est à 3 h 30 de Tokyo en train (Hikari JR Tokaido Shinkansen jusqu’à Maibara puis JR Shirasagi, 14000 yen) ou 8 h de Highway bus (à partir de 5000 yen).

Depuis Fukui, deux options existent. Soit par le train avec la compagnie Echizen, de Fukui à Mikuniminato (50 minutes, 770 yen) en enchaînant avec un bus (5 minutes, 190 yen, toutes les heures). L’alternative est de passer par Awara onsen, à 15 minutes de trains JR de Fukui. Des bus rallient ensuite Awara Onsen à Tojinbo (40 minutes, 750 yen aller simple ou 1000 yen pour un pass 2 jours).

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