Quatre-vingt dix ans de gastronomie chinoise au cœur de Tokyo

Ginza Aster

Ginza Aster a ouvert ses portes en 1926 à Tokyo, avec l’idée d’offrir une cuisine chinoise raffinée et adaptée aux palais japonais. Plus de 90 ans et quelques générations plus tard, le restaurant de Ginza est toujours là – et a essaimé dans tous les quartiers de la ville – avec une cuisine gastronomique chinoise où l’on retrouve les recettes d’avant la République Populaire. Les chefs chinois contemporains viennent s’y former et redécouvrir ces saveurs oubliés.

Le Japon est évidemment une destination gastronomique. Tokyo compte plus de 200 restaurants étoilés au Guide Michelin, dont 53 qui servent de la cuisine française. Dans la capitale, il est possible de très bien manger, quel que soit le style de cuisine. De nombreuses bonnes adresses italiennes vraiment abordables à l’heure du déjeuner. Et en 2015, nous nous étions déjà régalé dans un restaurant chinois étoilé avec un menu du midi à moins de 3000 yens.

Ginza Aster

Du coup, quand nous avons eu la chance d’être invités à Ginza Aster, un autre restaurant chinois gastronomique, nous nous sommes dit que cela restait dans la logique de Nippon100. De présenter des lieux inattendus du Japon. Et de montrer que voyager à Tokyo est aussi une porte ouverte sur la gastronomie dans son ensemble.

En plus, Ginza Aster est un lieu avec une histoire quasi-centenaire. Le restaurant a célébré ses 90 ans l’année dernière. Ouvert avant la guerre civile chinoise, il a préservé des recettes anciennes difficiles à retrouver dans la Chine de la République populaire. Au point que des chefs chinois contemporains viennent désormais s’y former.

Les recettes sont également adaptées aux goûts japonais – ce qui présente un autre intérêt culturel. Avec une présentation et des saveurs censées répondre aux préférences de l’archipel. Et chacun des restaurants, plutôt chics, regorge d’antiquités chinoises.

Ginza Aster

Ginza Aster Ginza Aster

Nous y étions à l’heure du déjeuner. Ce qui constitue une bonne manière d’aborder Ginza Aster, avec un menu de saison à 3500 yens (4158 yens avec les taxes) qui consiste en une succession de petits plats.

Dans l’ordre, nous avons eu plusieurs mises en bouches (du poisson-chat, du canard confit, une noix en gelée et une crevette rose), le tout très japonais dans la forme mais avec des saveurs inédites. Puis une soupe et deux plats principaux à partager : du crabe avec des légumes épicés et un poisson avec d’autres légumes. Toujours très raffiné ! Pas de pain, évidemment : Aurélie avait opté pour le bol de riz blanc, moi pour le porridge de cinq riz.

Ginza Aster

Ginza Aster Ginza Aster

Ginza Aster

Ginza Aster

Avant le dessert, le menu offrait également un plat de porc, roulé dans une feuille de chou et avec une sauce à la crème aux graines variées (dont des lentilles et des azukis). Sans oublier les pickles.

Au final, une très bonne expérience, pour varier un peu de la cuisine japonaise et se rendre compte de l’immense diversité de Tokyo. Une option de restauration à privilégier le midi pour les bourses moyennes. Le soir, le restaurant étant évidemment beaucoup moins abordable.

Ginza Aster

Ginza Aster

Comment s’y rendre ?

Aujourd’hui, le restaurant d’origine de Ginza (facile à trouver sur Ginza-itchome, l’artère commerciale luxueuse au cœur du quartier) se décline en une trentaine d’enseignes dans tous les quartiers de Tokyo, notamment à Shibuya et Shinjuku. Préférer le déjeuner, quand les menus sont abordables pour découvrir la gastronomie chinoise à la sauce japonaise (sinon compter près de 10000 yens par personne le soir !).

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