Shirakami-Sanchi

Au nord-ouest du Tohoku, entre les préfectures d’Aomori et d’Akita, se trouve une impressionnante zone de nature. Shirakami-Sanchi, l’une des dernières forêts vierges du Japon. Une forêt de type tempéré froid, en comparaison avec celle, plutôt tropicale et composée de mangroves de l’île d’Iriomote, dans l’archipel d’Okinawa. Shirakami-Sanchi est d’ailleurs classée au Patrimoine mondial de l’Unesco. Cette forêt abrite des hêtres de Siebold, l’ours noir et 87 espèces d’oiseaux dont le pic noir, emblème du site.

Une véritable forêt primitive sur 130 000 hectares de région montagneuse et verte, tout au nord du Tohoku. La signification d’Aomori (forêt verte en japonais) prend tout son sens en découvrant son poumon vert, Shirakami-Sanchi. Globalement méconnue des visiteurs (hors touristes japonais), cette zone est aussi compliquée d’accès. Elle est classée dans les 100 paysages de l’ère Heisei.

Depuis le centre d’information Anmon de Nishimeya, côté préfecture d’Aomori, plusieurs circuits de randonnée sont possibles, avec la nécessité toutefois de s’inscrire pour se voir délivrer un pass. La zone étant de préservation de la faune et de la flore sauvage et classée au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1993, de nombreuses règles sont à observer.

Pour aller à la découverte de ce paysage, vaste et complexe à aborder, avec des cartes de randonnée quasiment toutes en japonais, nous avons choisi le circuit des cascades Anmon. L’itinéraire le plus aisé, malgré quelques traversées à gué un peu acrobatiques et des passages sur des corniches étroites, qui est aussi le seul accessible sans demande de permis préalable.

Shirakami-Sanchi

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Deux heures sont nécessaires, aller et retour, pour le marcheur habitué. Néanmoins, pour prendre son temps et faire des pauses photos et pique-nique, il faut compter une bonne heure de plus. En été, la zone est la chasse gardée de plusieurs espèces de taons. Il est donc préférable de randonner à la mode japonaise, c’est-à-dire jambes et bras couverts.

La randonnée n’est ouverte que de fin avril à fin novembre.

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Au nord-ouest de la zone de Shirakami-Sanchi (mais hors des limites officielles du parc) se trouve un autre joyau de nature, Juniko (les « douze lacs »). Ces douze lacs qui sont en fait 33 ont été créés par un glissement de terrain suite à un tremblement de terre durant la période Edo. L’appellation trompeuse s’explique par le fait que seul 12 lacs étaient visibles au départ. Le plus célèbre est Aoike (« étang bleu »), qui révèle dans un recoin de forêt un bleu tantôt azur, tantôt profond comme un ciel étoilé.

L’accès aux lacs n’est pas possible en hiver.

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Juniko

Autre paysage à découvrir, le Nihon Canyon, « Canyon du Japon », appelé ainsi car il évoquerait le Grand Canyon américain. Un point de vue permet d’apprécier sa couleur blanche et ocre entourée de grands pins. Il est aussi possible de l’admirer en le parcourant, en coupant à travers la forêt. L’occasion d’apprécier le lit de petits ruisseaux, également de couleur ocre. Gare aux taons encore une fois !

Point de vue et vallée sont accessible depuis la route qui monte à la zone des lacs.

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Comment s’y rendre ?


La zone de Shirakami-Sanchi est vaste et n’est pas la plus facile d’accès. Le plus simple restant évidemment de rallier d’abord Aomori et d’y louer une voiture, pour profiter pleinement des différents points d’intérêts du parc (accessible depuis Hirosaki pour la randonnée des cascades et depuis la mer du Japon et la route 101 pour le côté Juniko/Nihon Canyon).

Du côté des transports publics, la JR Gono Line longe la côte de la mer du Japon, donc au nord et à l’ouest du parc. En saison, le plus pratique reste le « Resort Shirakami » rapid train, qui relie Akita à Hirosaki en s’arrêtant à Juniko (2500 yen aller simple, quatre trains par jour en haute-saison, réservation nécessaire).

Des bus relient la gare de Juniko à la zone des lacs, toutes les heures (15 minutes, 360 yen).

Le point de départ de la randonnée des cascades Anmon est accessible en bus uniquement depuis Hirosaki, grâce aux bus Konan (trois bus par jours de mi-juin à début novembre, 90 minutes et 1650 yen aller simple ou 2470 yen aller-retour).

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3 Comments

  1. Superbe, je ne connaissais absolument pas cet endroit, je vais garder ça dans un coin au cas où j’ai l’occasion de monter un peu au nord du Japon, ce lieux a l’air absolument magnifique !

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