Kakunodate

Au cours d’un passage dans le Tohoku, avec la chaleur de l’été, la visite de Kakunodate est une pause rafraîchissante et une plongée historique dans l’un des plus authentiques quartiers samouraï du Japon. Dans la ville située à l’est d’Akita, dans la préfecture du même nom, de longs murs d’enceinte noirs encadrent une longue avenue autour de laquelle sont dispersées 80 demeures de guerriers, depuis 1620. Ce paysage atypique est évidemment l’un des 100 de l’ère Heisei.

A l’ombre de grands arbres (pins, érables et cerisiers), les visiteurs, à pied ou en pousse-pousse, longent avec des coups d’œil curieux ces murs sombres si typiques, parfois encore habités par les descendants des guerriers samouraï. Tel est le paysage de Bukeyakishi-dori, la longue rue principale du quartier samouraï de Kakunodate. Établi à cet endroit en 1620 par le seigneur Yoshikatsu Ashina, il remplace l’ancien quartier au pied du château (détruit la même année) au nord, au sommet du mont Furushiro.

Kakunodate

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Agréable à toutes les saisons, la visite de Kakunodate est surtout prisée au printemps, période où ses près de 400 cerisiers pleureurs sont en fleurs. Apportés de Kyoto par des descendants des aristocrates Ashina il y a 200 ans, 152 d’entre eux ont été classés Monuments naturels précieux dès 1974. Parallèle à l’avenue samouraï, un tunnel de cerisiers longe les bords de la rivière Hinokinai. A découvrir également pendant la floraison.

Kakunodate

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Parmi les quelques 80 maisons samouraï, certaines sont toujours habitées par des descendants des guerriers, d’autres occupées par des petits commerçants et six sont ouvertes au public. La plus importante est la maison Aoyagi, construite en 1860. Dans cet impressionnant domaine de 10 000 m2 aux multiples bâtiments, insoupçonnables depuis la rue, la maison principale était encore habitée par les descendants de la famille samouraï jusqu’en 1985.

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La statue d’Odano Naotake.
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Les illustrations d’Odano Naotake issues de la première édition du « Kaitai Shinsho ».

A voir au cœur de cette grande propriété, la galerie de livres d’anatomie d’Odano Naotake, samouraï du clan Aoyagi qui a illustré la première traduction japonaise d’un livre d’anatomie et de médecine occidentale (Katai Shinsho), à partir d’un ouvrage hollandais, en 1774. Dans le domaine Aoyagi se découvre aussi le jardin, un musée d’artisanat d’Akita, où l’on peut découvrir notamment le travail du bois de cerisier, ainsi que l’armurerie, les ustensiles et autres pièces de l’époque.

Kakunodate

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Appréciant les nombreux cerisiers de leur quartier, les samouraï en plantèrent d’autres et une autre activité en découla. Le travail du bois de cerisier (Kabaizaku), qui devint ainsi un véritable artisanat et une spécialité de Kakunodate dès le XVIIIe siècle. De nombreuses pièces réalisées en bois de cerisier sont proposées à la vente dans les boutiques de la ville.

Kakunodate

Comment s’y rendre ?

Kakunodate est à un peu plus de 3 heures de train de Tokyo, en empruntant le Akita Shinkansen (16500 yen – JR Pass ok). Un moyen plus économique est d’emprunter l’un des bus de nuit de la compagnie Willer Express (à partir de 5000 yen). Sur le trajet Tokyo – Akita, le bus s’arrête à la gare d’Omagari qui est à 20 minutes en train local de Kakunodate (320 yen – Tazawako line).

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